Une mosaïque en réponse artistique et citoyenne à la haine
Le 4 mai 2025, Molenbeek a été le théâtre de violences racistes d’une rare intensité. Des groupes de hooligans ont ciblé des habitants et des commerces, semant peur et destruction.
Mais très vite, une autre histoire s’est écrite.
Quand la jeunesse transforme la violence
Des jeunes du quartier, réunis au sein du collectif « Je suis la Belgique / Ik ben België », ont d’abord aidé les victimes. Puis, à partir des débris du magasin vandalisé, ils ont imaginé une réponse inattendue : créer une œuvre.
Cette mosaïque, aujourd’hui visible Place de Mexico, est composée des fragments mêmes de la violence. Elle représente un œil entouré de mains : l’œil, pour rester vigilant, les mains, pour symboliser la solidarité
Un geste qui dépasse Molenbeek
Dans un geste fort, les jeunes ont également réalisé une seconde mosaïque qu’ils ont transportée à pied jusqu’à Bruges.

Voici le texte du collectif citoyen « Je suis la Belgique / Ik ben België » :
Une mosaïque pour ne pas oublier, pour résister, pour agir
Cette mosaïque est née d’un acte de violence.
Le 4 mai 2025, une ratonnade orchestrée par un groupe terroriste d’extrême droite a frappé, visant des personnes en raison de leurs origines. Cet événement n’est pas seulement une agression, il est une atteinte aux valeurs fondamentales de notre société.
Face à ces violences racistes, un collectif citoyen a refusé le silence. Refusé l’indifférence. Refusé la peur.
De cette indignation est né un projet collectif, à la fois culturel, artistique et profondément citoyen. Chaque pièce de cette mosaïque provient de cette agression raciste et a été transformée. Ce qui a été brisé a été réassemblé.
Transformé en un message.
Un message de résilience, d’union et d’engagement.
Chaque pièce ici assemblée rappelle que la haine ne nous divisera pas. Que la violence ne fera pas taire celles et ceux qui défendent l’égalité, la dignité et la justice.
Cette œuvre est une prise de parole.
Elle affirme que dans notre pays, il n’y a pas et il n’y aura jamais de citoyens de seconde zone.
Sa jumelle se situe à la gare de Bruges, acheminée symboliquement à pied lors d’une marche citoyenne de 100 kilomètres en trois jours, contre le racisme et en faveur du vivre ensemble.
En la regardant, nous vous invitons à vous souvenir, à réfléchir, mais aussi à agir.
Car le silence face au racisme n’est jamais neutre.
Offert par le collectif : "Je suis la Belgique / Ik ben België"
On en parle sur la RTBF : Les jeunes de Molenbeek répondent par des œuvres d’art à la violence des hooligans de Bruges - RTBF Actus
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